Le groupe pour Dublin est tombé : voilà les 29 Rouge et Noir
Samedi 2 mai, 16h, Aviva Stadium. Le RCT débarque à Dublin pour une demi-finale de Champions Cup face au Leinster, chez lui, devant 51 000 personnes. La dernière fois que ces deux-là se sont croisés en Europe, c’était en demi-finale en 2015, et c’est Toulon qui avait eu le dernier mot (25-20 à Marseille) avant d’aller décrocher un troisième titre consécutif historique à Twickenham. Pierre Mignoni a rendu sa copie : 29 joueurs convoqués, un groupe marqué par plusieurs absences de poids mais une colonne vertébrale solide, et le retour d’un capitaine qu’on attendait tous.
Le groupe des avants (17)
Esteban Abadie, Leo Ametlla, Teddy Baubigny, Daniel Brennan, Pierre Damond, Beka Gigashvili, Jean-Baptiste Gros, Matthias Halagahu, Junior Kpoku, Gianmarco Lucchesi, Zach Mercer, Corentin Mezou, Charles Ollivon, David Ribbans, Mikheili Shioshvili, Kyle Sinckler, Owen Sorhaindo.
Dix-sept avants, et le premier nom qu’on cherche dans la liste, c’est celui d’Ollivon. Il est là. Après une blessure qui l’avait tenu à l’écart, le capitaine rouge et noir est de retour dans le groupe, et ce n’est pas un détail. Ollivon en demi-finale de Champions Cup, c’est un joueur qui sait ce que ce moment signifie, un leader qui fait monter le niveau de tout ce qui l’entoure.
Devant, la colonne vertébrale est imposante. Kyle Sinckler et Jean-Baptiste Gros en piliers, c’est un des duos les plus costauds du rugby européen à ce stade de la saison. Gianmarco Lucchesi au talon. Ribbans en deuxième ligne pour sa puissance et sa présence en touche. Et Zach Mercer en troisième ligne aile : l’Anglais est l’un des meilleurs porteurs de balle de Top 14, capable de faire la différence sur des rucks rapides contre une défense irlandaise réputée pour son organisation.
Gigashvili, Baubigny, Ametlla et les autres donnent de la profondeur à ce secteur. Mignoni a les rotations pour tenir 80 minutes à intensité maximale, ce qui sera indispensable face au Leinster.
Le groupe des arrières (12)
Tomas Albornoz, Juan Ignacio Brex, Gaël Drean, Mathis Ferté, Antoine Frisch, Paolo Garbisi, Melvyn Jaminet, Rayan Rebbadj, Baptiste Serin, Jeremy Sinzelle, Setariki Tuicuvu, Ben White.
Deux demi de mêlée, deux demis d’ouverture : Mignoni arrive à Dublin avec un luxe de choix en charnière. Baptiste Serin et Ben White peuvent jouer tous les deux, ce qui veut dire que Mignoni peut adapter son profil de numéro neuf selon le scénario du match. Serin apporte le leadership, la communication, la capacité à accélérer le jeu. White, plus physique, peut être une arme surprise si le match se resserre en deuxième période.
À l’ouverture, Paolo Garbisi et Tomas Albornoz forment là aussi une paire complémentaire. Garbisi est le chef d’orchestre naturel, celui qui va orchestrer le jeu au pied et la gestion des zones. Albornoz peut prendre le relais et apporter un profil différent.
Melvyn Jaminet derrière, Brex et Frisch au centre, Ferté et Tuicuvu sur les ailes : la ligne de trois-quarts a les bons profils pour contrer le Leinster. Frisch en particulier est en grande forme depuis plusieurs semaines. Peuchère, on aurait aimé avoir Villière en plus, mais Tuicuvu revient dans le groupe et c’est une bonne nouvelle.
Les absents : qui manque et pourquoi
La liste des indisponibles est douloureuse. Gabin Villière est hors course pour la saison, opéré du ligament croisé antérieur du genou droit. Marius Domon, même verdict, LCA genou gauche. Dany Priso, tendon d’Achille droit opéré. Lewis Ludlam, épaule, absent pour plusieurs mois. Oliver Cowie, côtes. La collection de blessures est lourde, et il faut être honnête là-dessus.
Villière, c’est le plus douloureux. L’ailier international est l’un des meilleurs dans son poste en Europe, sa vitesse et sa percussion auraient été des atouts précieux face aux Irlandais. Il sera dans les tribunes, le coeur avec ses coéquipiers, mais pas sur le terrain.
Ludlam manque aussi énormément. L’Anglais s’était imposé comme un élément important de la troisième ligne rouge et noire. Priso en première ligne, Domon derrière : autant de joueurs qui auraient pu apporter de la densité dans les rotations.
Pour autant, ce groupe de 29, c’est le meilleur groupe disponible. Mignoni ne fait pas dans la nostalgie, il compose avec ce qu’il a, et ce qu’il a est déjà très solide.
Ce que ça nous dit sur le plan de bataille
Le pack lourd, c’est le message numéro un. Sinckler, Gros, Lucchesi, Ribbans, Mercer, Ollivon : Mignoni veut gagner la bataille des avants. Le Leinster est redoutable en jeu déstructuré, en soutien, en circulation. Si le RCT parvient à ralentir les rucks irlandais et à imposer son tempo physique, il peut déséquilibrer une défense habituellement très bien organisée. La victoire à Glasgow lors du quart de finale avait montré que ce pack est capable de tenir l’intensité sur 80 minutes en déplacement, face à une équipe qui voulait leur passer dessus.
La double option en charnière est un signe que Mignoni pense à plusieurs scénarios. Si le Leinster prend les devants rapidement, avoir la possibilité de changer le profil du numéro neuf ou du numéro dix en cours de match, c’est un levier tactique réel. En 2015, c’était Giteau et Michalak qui avaient orchestré la victoire 25-20 en demi-finale contre ce même Leinster. Les noms changent, l’intelligence de jeu reste l’exigence.
Le retour d’Ollivon change quelque chose au-delà des statistiques. Un capitaine qui revient pour une demi-finale de Champions Cup, ça envoie un message au groupe et au vestiaire. Les Rouge et Noir ont réalisé un parcours européen exceptionnel cette saison : victoire 28-27 contre les Stormers à Mayol en huitièmes, exploit 22-19 à Glasgow en quarts. Dublin, c’est l’étape d’après. Et face à eux, un Leinster qui n’a pas encore pris sa revanche de 2015. Bòu dieu, ça va être du rugby.
Source : RC Toulon officiel
Si tu veux porter les couleurs à Dublin et partout en Provence, retrouve la collection Toulon-Var sur ici-la.co.
Un blog de supporters, pas de publicitaires
L’avant-match, l’analyse, le prono. Sans pub. Sans filtre.
Juste du rugby, du RCT, et l’actu directement dans ta boite mail. Gratuit. Pour toujours.
Rejoindre la famille rouge et noir
Via Follow.it — desabonnement en un clic, zero spam, promesse de supporter.
Allez Toulon.

Laisser un commentaire