Junior Kpoku, l’arme secrète du RCT pour renverser le Leinster à Dublin

Junior Kpoku, l’arme secrète du RCT pour renverser le Leinster à Dublin

On est le 2 mai 2026. Dans quelques heures, le RC Toulon foule la pelouse de l’Aviva Stadium pour la première demi-finale de Champions Cup du club depuis onze ans. Et dans le XV de départ de Pierre Mignoni, il y a un nom qui interpelle : Junior Kpoku, 20 ans, prêté par le Racing 92 en janvier dernier, repositionné troisième ligne aile par son entraîneur, et propulsé titulaire au détriment d’Esteban Abadie et de Zach Mercer. Deux joueurs de classe internationale envoyés sur le banc. Voilà qui mérite qu’on s’y arrête.

Un colosse anglais rebaptisé flanker

Junior Kpoku, c’est 2,04 mètres et 125 kilogrammes. Formé au Racing 92, il a prolongé son contrat jusqu’en 2027, mais il n’entre pas dans les plans parisiens. Sous-utilisé, il cherche du temps de jeu. En janvier 2026, Toulon le récupère en prêt. Rien de révolutionnaire en apparence.

C’est ce qui se passe ensuite qui est intéressant. Mignoni ne le voit pas en deuxième ligne, là où il a toujours évolué. Il le plaque flanker, troisième ligne aile, dans un couloir de jeu qui demande vitesse, agressivité sur l’homme, et capacité à lire les situations. Un pari sur la morphologie et l’intelligence du joueur. Et visiblement, ça marche. Au point qu’il démarre aujourd’hui aux côtés de Charles Ollivon et Mikheil Shioshvili dans la troisième ligne du RCT, avec Abadie et Mercer en recours sur le banc.

Kpoku lui-même a les yeux fixés loin devant. Sa citation est directe, sans fioritures : « Aujourd’hui, je n’ai qu’un but : travailler pour disputer la Coupe du monde 2027 avec le XV de la Rose. » Vingt ans, un projet clair, une demi-finale de Champions Cup sur le CV. Ce minot avance vite, tellement.

Toulon comme révélateur

Ce scénario n’est pas nouveau dans l’histoire rouge et noir. Toulon a souvent su déceler chez un joueur quelque chose que son club formateur n’avait pas vu ou n’avait pas voulu exploiter. C’était vrai avec Jonny Wilkinson, c’était vrai avec une demi-douzaine d’internationaux qui ont trouvé leur meilleur rugby sous le soleil de Mayol.

Le transfert définitif est déjà dans les tuyaux. Toulon veut acheter Kpoku au Racing 92, mais l’indemnité de transfert est jugée trop élevée par le club parisien. La Rochelle et des clubs anglais sont aussi sur le coup. Ça se complique. Ce qui est certain, c’est que Kpoku obtiendra le statut JIFF cet été, formé en France via Racing 92. Un argument de poids pour Toulon, qui a besoin de ces profils en termes de quota de joueurs formés localement.

L’intérêt de plusieurs cadors, français et anglais, dit une chose simple : ce garçon est une ressource rare. Et c’est le RCT qui lui a donné sa chance en grand format, cet après-midi, à Dublin.

Dublin, onze ans d’attente

La demi-finale à l’Aviva Stadium, c’est une salle qui a des résonances particulières pour la famille rouge et noir. C’est là que Toulon a conquis sa première Heineken Cup en 2013, c’est là que le Pilou-Pilou a résonné dans toute l’Europe. Depuis 2015, le club n’avait plus connu le dernier carré européen. Onze ans. Une éternité.

Le parcours de cette saison force le respect. Bath dominé 45-34 en poules, les Stormers accrochés 28-27 en huitième de finale, Glasgow battu 22-19 en quart. Trois victoires qui racontent un groupe capable de souffrir et de gagner dans des contextes différents.

Baptiste Serin résume la mentalité du groupe avec deux citations qui sonnent juste. D’abord : « Le défi est très grand mais on n’a rien à perdre. » Puis, plus imagé : « Cette demi-finale a un parfum particulier. Ce groupe se l’est pelée. On arrive donc sans pression. » Un demi de mêlée qui parle la même langue que les supporters. C’est une forme d’honnêteté que les gens de Mayol apprécient.

Le Leinster reste le Leinster : la machine irlandaise, l’équipe la plus titrée d’Europe. Mais Toulon a déjà mangé de ce pain-là.

Ce que ça change pour le match

Aligner Kpoku flanker, c’est parier sur un profil atypique dans un secteur clé. Le Leinster travaille beaucoup sur la densité de son jeu au contact, ses continuités, ses déchargements. Un troisième ligne de 2,04 mètres capable d’intervenir dans les rucks et d’étouffer les sorties de balle adverse peut créer des problèmes que les Irlandais n’ont pas l’habitude de rencontrer. Mignoni a fait un choix assumé. Il a préféré la puissance et la disruption physique à l’expérience d’Abadie ou à la mobilité de Mercer. Si ça passe, on reparlera longuement de ce pari.

Leinster vs RC Toulon, Champions Cup demi-finale. Le 2 mai 2026, 16h00 à l’Aviva Stadium de Dublin. À suivre sur France 2 et beIN Sports 3.

Source : Vibrez Rugby

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