Voilà, c’est dit. Je sais, c’est un peu radical comme entrée en matière. Mais quand on parle des tables bretonnes — les vraies, celles qui te font fermer les yeux à la première bouchée — la nuance n’est plus de mise.
J’ai passé des heures à éplucher le Michelin 2026, le Gault & Millau, Le Fooding, les blogs de passionnés qui connaissent chaque crique du Finistère et chaque ruelle de Nantes. J’ai croisé les sources, vérifié que chaque adresse était toujours debout et toujours flamboyante. Et je vous ai sélectionné cinq restaurants. Pas cinquante — cinq. Les cinq où tu repars en te disant que la Bretagne, décidément, c’est pas juste des crêpes et du cidre (même si les crêpes et le cidre, c’est déjà formidable).
Du trois étoiles face à la baie du Mont-Saint-Michel au petit bistrot de Pont-Croix où le menu complet coûte moins cher qu’un apéro à Saint-Tropez — il y en a pour toutes les bourses et tous les appétits.
Un mot important : quand je dis Bretagne, je dis Bretagne. Avec ses cinq départements historiques. La Loire-Atlantique est dans la liste et pis c’est tout.
Le Coquillage, au Château Richeux — Maisons de Bricourt
Il y a des endroits où tu t’assois, et tu comprends que le repas qui va suivre, c’est pas un repas. C’est une confession. Celle d’Hugo Roellinger, 37 ans, fils d’Olivier (qui avait déjà décroché les trois étoiles ici avant de les rendre — la classe), et qui a repris le flambeau avec une obsession magnifique : pas de viande, jamais. Que la mer. Que le vent. Que ce qui pousse dans son jardin celtique ou ce qui se pêche à marée basse dans la baie du Mont-Saint-Michel, juste là, sous tes yeux, par la baie vitrée du Château Richeux.
Le menu s’appelle « Au Gré du Vent et de la Lune ». Les plats portent des noms comme Le goût du silence de la mer ou Vert sur vert, tout est clair. On est à la frontière entre la haute gastronomie et la poésie marine — et personne ne fait semblant. Les algues remplacent les fonds de veau. Les épices voyagent depuis les comptoirs que les Malouins fréquentaient il y a trois siècles. Le pain est cuit au feu de bois, farines biologiques, levain naturel. Dehors, des ânesses et des vaches paissent dans le domaine. (Oui, c’est un peu le paradis. Non, je n’exagère pas.)
📋 En pratique
Adresse : Le Buot, 35350 Saint-Méloir-des-Ondes
Chef : Hugo Roellinger
Menu : « Au Gré du Vent et de la Lune » — 275 €/pers. (déjeuner « À l’Abri des Flots » — 215 €)
Budget réaliste : 300 à 400 € tout compris (menu + vins + fromages)
2. L’Auberge des Glazicks — le Finistère dans l’assiette
Plomodiern (Finistère) — ⭐⭐ Michelin
L’Auberge des Glazicks — Guide Michelin
L’Auberge des Glazicks, c’est d’abord un lieu. Entre le Menez Hom et la baie de Douarnenez, dans un coin du Finistère où le temps semble avoir décidé de ne plus vraiment compter. L’auberge familiale existe depuis 1870. Olivier Bellin, lui, y cuisine depuis assez longtemps pour que le terroir finistérien coule dans ses veines autant que le sang.
Sa cuisine, il la qualifie lui-même de « tripier-marin ». L’image est juste : ici, le homard se couvre d’un voile de tête de cochon translucide, la langoustine du Guilvinec se marie au pied de cochon et au gros lait infusé au sarrasin, la lotte s’accompagne de jambon de bœuf maturé trois mois sur place. C’est une cuisine de mélanges improbables qui deviennent évidents en bouche — le genre de repas où tu poses ta fourchette entre deux bouchées, juste pour laisser le goût exister un peu plus longtemps.
Et puis il y a ce cadre. Les tables en granit breton poli. La vue sur la baie. Le silence juste assez présent pour que tu entendes la mer, au loin, qui fait son travail de mémoire.
📋 En pratique
Adresse : 7 Rue de la Plage, 29550 Plomodiern
Chef : Olivier Bellin
Menus : Escale à Ty Mark (120 €) · Découverte du Pays Bleu (175 €) · Balade en Finistère (230 €) · Voyage en Mer d’Iroise (350 €)
Horaires : mercredi au dimanche, déjeuner et dîner
3. L’Atlantide 1874 — Nantes regarde la Loire et la Loire lui répond
Nantes (Loire-Atlantique) — ⭐ Michelin
L’Atlantide 1874 — Carte & Menus, déjeuner de l’Hermitage dès 55 €
Je sais ce que vous pensez. « Nantes en Bretagne, sérieux ? » Oui, sérieux. La Loire-Atlantique, c’est la Bretagne historique. Les ducs le savaient, Anne de Bretagne le savait, et Jean-Yves Guého — qui tient L’Atlantide depuis plus de vingt-cinq ans avec une étoile Michelin ininterrompue depuis 1999 — le sait aussi. (C’est d’ailleurs le restaurant le plus régulièrement étoilé de la métropole nantaise, si vous voulez un argument de plus.)
L’Atlantide, c’est d’abord une vue. La Loire en contrebas, la grue Titan au loin, le Hangar à Bananes en perspective — Nantes industrielle et maritime qui te rappelle que cette ville a toujours eu les pieds dans l’eau. Et dans l’assiette, les poissons nobles de la côte atlantique, les crustacés, les légumes du maraîchage nantais. Pas de provocation culinaire ici : de la maîtrise, de la constance, et cette élégance tranquille des gens qui n’ont plus rien à prouver à personne.
Le meilleur argument ? Le menu déjeuner à 55 €. Pour une table étoilée avec vue panoramique sur la Loire, c’est le rapport qualité-prix le plus déraisonnable de toute la Bretagne.
📋 En pratique
Adresse : 5 Rue de l’Hermitage, 44100 Nantes
Chef : Jean-Yves Guého
Menus : Déjeuner dès 55 € · Dîner dégustation 90 à 130 €
4. Ar Men Du — la pierre noire, la mer verte, l’assiette vivante
Névez (Finistère Sud) — ⭐ Michelin + Étoile Verte
Ar Men Du — entre terre et mer à Raguenès-Plage, Névez
Ar Men Du, en breton, c’est la pierre noire. Et effectivement, les rochers de Raguenès-Plage ont cette teinte sombre et minérale qui donne au littoral du Finistère Sud une beauté un peu sauvage, un peu intimidante, comme ces gens qui ne parlent pas beaucoup mais qui, quand ils parlent, disent quelque chose.
Le chef Jérôme Gourmelen a cette même économie de geste. Sa cuisine est locavore jusqu’à l’obsession — pêche artisanale du jour, légumes bio du jardin en permaculture, pain fait maison. Pas de sophistication gratuite, pas de dressage Instagram. Juste la vérité d’un produit qui a poussé ou nagé à quelques kilomètres de l’assiette. L’araignée de mer au beurre. Le bar de ligne en tartare. L’agneau des paluds de Trévignon avec son boudin noir et sa pomme de terre, simple comme un matin sur la grève.
Et puis il y a l’Étoile Verte — celle que le Michelin décerne aux restaurants engagés dans la gastronomie durable. Ici, ce n’est pas un argument marketing. C’est juste la façon dont les choses se font quand tu vis face à l’océan et que tu veux encore pouvoir y pêcher dans vingt ans.
(La cave, au passage, c’est plus de 600 références. Le sommelier a été élu meilleur sommelier de Bretagne en 2023. Voilà, c’est dit.)
📋 En pratique
Adresse : 47 Rue des Îles, 29920 Névez (Raguenès-Plage)
Chef : Jérôme Gourmelen
Menus : Plaisir 4 plats (69 €) · Plaisir 5 plats (89 €) · Signature Iodée (119 €) · Ar Men Du (150 €) · Végétarien (69 €)
Saison 2026 : 20 février au 1er novembre, puis 18 décembre au 3 janvier
Glaz, Pont-Croix — « Tendres plats et vins chéris » (Le Fooding)
Celui-là, c’est mon coup de cœur. Pas d’étoile au plafond, pas de menu à 275 €, pas de nappe blanche empesée. Juste un bistrot sur la place de la République d’un des plus beaux villages du Finistère, tenu par deux amoureux de leur métier : la sommelière Émeline Macé (qui tenait le bar à vins naturels Rewined à Rennes) et le chef Tanios Nakhlé-Cerruti (passé par Carousel à Londres). Glaz, c’est « bleu-vert » en breton — la couleur exacte de la mer quand le soleil la traverse, et qu’on ne sait plus si on rêve ou si on regarde.
Dans l’assiette, c’est le Finistère qui embrasse la Méditerranée. Une tartelette de brick aux champignons avec son jaune d’œuf confit. Des ravioles XXL de potimarron, sauge et amandes que Le Fooding qualifie d’« inoubliables » (et je les crois). Un merlu au lait de coco, trévise et jus d’arêtes. Et pour finir, une poire Nashi pochée au café avec crème fouettée — le genre de dessert qui te fait lever un sourcil de surprise avant de te faire fermer les deux yeux de bonheur.
Côté verre, Émeline te guide dans une cave vitrée de cent flacons naturels — du muscadet à 3,50 € le verre au pineau d’Aunis à 39 € la bouteille. Pas de chichi. Pas de carte des vins intimidante. Juste du bon, au juste prix.
Le budget ? Entrée 10-11 €, plat 22-23 €, dessert 8-10 €. Un repas complet pour 40 à 50 €. C’est presque indécent pour ce niveau de cuisine.
📋 En pratique
Adresse : 9 Place de la République, 29790 Pont-Croix
Chef : Tanios Nakhlé-Cerruti · Sommelier : Émeline Macé
Prix : Entrées 10-11 € · Plats 22-23 € · Desserts 8-10 € · Repas complet ~40-50 €
Horaires : mercredi au samedi, 12h-13h30 et 18h-20h30 (+ dimanche midi de mai à mi-sept.)
Cinq restaurants, cinq mondes. Du Château Richeux qui surplombe la baie du Mont-Saint-Michel aux carreaux couleur mer du petit Glaz à Pont-Croix. Du menu à 275 € sans viande au repas complet à 40 € avec un verre de muscadet naturel. La Bretagne ne fait pas les choses à moitié — ni en cuisine, ni en caractère, ni en beauté.
Ceci étant dit, cette liste est forcément injuste. Il manque l’Auberge Grand’Maison de Guerlédan, la Table Breizh Café de Cancale, Racines à Rennes, le Manoir de la Régate à Nantes et tellement d’autres. La Bretagne est une terre de tables. On pourrait en faire un top 50 et il en manquerait encore.
Mais si tu ne devais en choisir qu’un, là, maintenant, pour ce week-end — moi je te dirais d’aller au Glaz. Pas parce que c’est le meilleur sur le papier. Parce que c’est celui où tu arrives sans attente, où tu t’assois face à la place du village, où le premier verre te surprend, le premier plat te désarme, et le dessert te fait promettre que tu reviendras. Et tu reviendras.
N’hésitez pas à me dire en commentaires quel est VOTRE restaurant préféré en Bretagne — je suis sûr que j’en ai raté des incroyables, et c’est vous qui connaissez le mieux votre coin.
Prends soin de toi et si tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens. Vincent
Vous vous appelez Le Gall, Hamon, Guillou, Le Roux ? Il y a de fortes chances que vos racines plongent quelque part entre les ajoncs et les falaises de Bretagne. J’ai compilé 2 004 patronymes bretons — les 400 noms les plus portés dans chacun des cinq départements de la Bretagne historique — à partir des registres de naissances INSEE de la période 1891-1915.
Pourquoi cette période ? Parce que c’est la dernière fenêtre avant les grandes vagues d’immigration du XXe siècle. Ces noms-là, ce sont les noms du terroir. Les vrais. Ceux qui étaient là avant que les Martin et les Dupont ne viennent brouiller les pistes (je dis ça avec tout le respect que je dois aux Martin, j’en connais des très bien).
Les données utilisées dans cet article proviennent des registres INSEE de naissances entre 1891 et 1915. Ce n’est pas un hasard : cette période est la dernière à refléter une population bretonne relativement « pure » du point de vue patronymique — avant les bouleversements démographiques des deux guerres mondiales et l’exode rural massif qui a suivi.
Le classement d’aujourd’hui serait différent, évidemment. Mais pour comprendre quels noms sont vraiment bretons, c’est cette fenêtre qu’il faut regarder. Et croyez-moi, ça raconte des histoires.
Ce que les noms bretons racontent
Si vous parcourez les listes qui suivent, vous allez remarquer quelque chose tout de suite : la Bretagne, ce n’est pas une identité — c’est au moins deux.
La Basse-Bretagne (Finistère, ouest des Côtes-d’Armor et du Morbihan) — c’est le pays bretonnant. Les noms commencent par LE, KER, GUEN, COAT. On y trouve des Le Gall, des Prigent, des Salaun, des Jaouen. Des noms qui ne ressemblent à rien d’autre en France.
La Haute-Bretagne (Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, est du Morbihan) — c’est le pays gallo. Les noms ressemblent davantage au reste de la France : Gautier, Martin, Morel, David. On est à la frontière linguistique, et ça se voit dans les patronymes.
Le Finistère a 2 961 LE GALL au compteur (naissances 1891-1915). La Loire-Atlantique ? Son numéro un, c’est DAVID avec 964. On ne parle pas du même monde.
Finistère (29) — Le cœur bretonnant
Le Finistère, c’est le bout du monde — Penn ar Bed en breton. Et ses noms de famille, c’est un concentré d’identité bretonne comme nulle part ailleurs. LE GALL écrase tout avec 2 961 naissances sur la période — c’est presque le double du deuxième, GUILLOU (1 785). On est dans le pays bigouden, le pays de Léon, la Cornouaille. Les préfixes LE- dominent massivement, les suffixes en -EC, -EN, -OC signalent une langue vivante qui infuse jusque dans les noms de famille.
Petit détail qui m’a surpris : THOMAS n’arrive qu’au 21e rang ici, alors qu’il est dans le top 5 partout ailleurs en Bretagne. Le Finistère fait vraiment bande à part.
Les Côtes-d’Armor, c’est le département charnière — entre le breton à l’ouest et le gallo à l’est. Le résultat ? Un mélange fascinant. HAMON domine avec 1 071 naissances, suivi par HERVE (1 036) et LE ROUX (997). On retrouve des noms bien bretons (Le Gall, Le Goff, Tanguy) qui cohabitent avec des noms plus « français » (Martin, Morin, Blanchard).
C’est aussi le seul département breton où RAULT apparaît dans le top 10 — un nom d’origine germanique qui témoigne de la frontière linguistique gallo-bretonne qui traverse le département.
Le Morbihan, c’est le pays vannetais — un breton à part, que les Finistériens ont parfois du mal à comprendre (ne le dites pas trop fort). Ici, le champion, c’est LE GAL avec 1 112 naissances. Pas LE GALL, attention — LE GAL, sans le L final. C’est la variante vannetaise, et elle dit tout de l’identité linguistique du coin.
THOMAS est deuxième (964) et LE GOFF troisième (945). Le Morbihan est aussi le département des GUILLEMOT (684), des RIO (755) et des JAFFRE (482) — des noms qu’on ne trouve quasiment nulle part ailleurs en France.
L’Ille-et-Vilaine, c’est la Haute-Bretagne, le pays gallo. Ici, pas de Le Gall ni de Tanguy en tête — le numéro un, c’est GAUTIER (820), suivi de MARTIN (701) et MOREL (677). On pourrait presque être en Normandie ou dans la Sarthe.
Mais attention, la Bretagne n’est jamais loin : HAMON pointe au 13e rang, BRIAND au 9e, LEBRETON au 10e. Et des noms comme THEBAULT, GICQUEL ou ROUXEL rappellent qu’on est bien en terre bretonne, même si la langue bretonne n’y a jamais été dominante.
La Loire-Atlantique, c’est le département qu’on a arraché à la Bretagne en 1941 — et que les Bretons n’ont jamais digéré (à raison, si vous voulez mon avis). Nantes, c’est la capitale historique des ducs de Bretagne, et les patronymes le rappellent.
DAVID domine avec 964 naissances, suivi de MARTIN (839) et GAUTIER (753). Le profil est résolument gallo — proche de l’Ille-et-Vilaine — mais des noms comme MAHE (5e, 696), GUILLOU (42e, 280) ou BERTHO (68e, 219) signalent clairement l’ancrage breton. Et puis il y a BRETAGNE lui-même, au rang 268 — 97 familles qui portaient littéralement le nom de leur terre.
En croisant les 2 004 patronymes, certaines choses sautent aux yeux.
Les noms pan-bretons
Certains noms traversent toute la Bretagne historique sans distinction de frontière linguistique. On les retrouve dans les 400 premiers des cinq départements :
ALLAIN · ANDRE · BARON · BERNARD · BRIAND · DANIEL · DAVID · DURAND · HAMON · HERVE · LAURENT · LUCAS · MARTIN · MICHEL · NICOLAS · OLLIVIER · PHILIPPE · RICHARD · ROBIN · ROLLAND · SIMON · THOMAS
Ce sont les noms qui fonctionnent aussi bien à Brest qu’à Nantes, à Vannes qu’à Saint-Brieuc.
Le cas LE GALL vs LE GAL
C’est peut-être le détail le plus parlant de toute cette étude. LE GALL (avec deux L) est le nom le plus porté du Finistère avec 2 961 naissances. LE GAL (un seul L) est le numéro un du Morbihan avec 1 112. C’est le même nom — « le Français » en breton (un comble, quand on y pense) — mais l’orthographe vannetaise a gardé le L simple. Une lettre de différence, et on sait immédiatement d’où vous venez.
Basse-Bretagne vs Haute-Bretagne : deux mondes
Le top 10 du Finistère ne contient aucun nom d’origine française classique. Le top 10 de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique n’en contiennent presque que ça. Entre les deux, les Côtes-d’Armor et le Morbihan jouent les intermédiaires — avec une nette bascule vers le breton pour le Morbihan et un équilibre plus fragile pour les Côtes-d’Armor.
La Loire-Atlantique : bretonne malgré tout
Administrativement rattachée aux Pays de la Loire depuis 1941, la Loire-Atlantique reste patronymiquement bretonne. MAHE au 5e rang, GUILLOU au 42e, BERTHO au 68e, et même BRETAGNE au rang 268 — le terroir parle à travers les noms, quoi qu’en dise la préfecture.
Et vous, vous êtes dans la liste ?
Si votre nom apparaît dans ces 2 004 patronymes, il y a de bonnes chances que vos ancêtres aient foulé les chemins creux de Bretagne il y a plus d’un siècle. Et si votre nom n’y est pas… eh bien, soit vous venez d’ailleurs (et c’est très bien aussi), soit il est au rang 401.
N’hésitez pas à partager cet article avec votre famille — il y a toujours quelqu’un qui sera ravi (ou vexé) de découvrir à quel rang se situe son nom.
Des fois on ne sait plus comment être original, faire plaisir, raviver la flamme. Je vais vous proposer 5 idées cadeaux issues de mes créations qui seront particulièrement appréciés des Italiennes, femme d’origine italiennes et plus généralement amoureuses de l’Italie.
En 2022, après avoir enfin trouver un partenaire bijoutier de qualité pour ma clientèle j’ai eu l’idée de repenser le pendentif avec la carte de l’Italie que l’on voit accrocher au cou de beaucoup d’Italiennes et de descendants d’Italien, pour la mettre dans un coeur. Les clients adorent et si tu ajoutes la gravure à l’arrière, c’est un coup gagnant faire fondre et refondre son coeur.
Songé en 2020, c’est un des seuls produits qui m’a permis de sortir de la crise du Covid, les clientes italiennes de Ici & Là en était dingue.
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4- Le Cadeau petit budget pour une Italienne
On a toujours besoin d’une tasse dans la vie, elle marque les événements, on a plaisir à les sortir, on les aime nos tasses et nos mugs. J’en ai créé quelques uns pour Ici & Là – Italia mais celui-ci est mon pref.
Un t-shirt sympa et humoristique pour souligner la force de caractère qui accompagne parfois les Italiennes. Cela saura la surprendre et la faire sourire.
J’espère que vous aurez aimé ma petite sélection.
Prenez soin de vous et si tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens.
Zermatt fut indéniablement un des highlights de mon voyage en Suisse. Bien que je n’aie pas tout vu, tout fait, tout dit, je vais essayer de donner 5 bonnes raisons de ne pas manquer ce coin de paradis alpin, reclus dans le Haut-Valais.
1- L’endroit le plus au Sud où l’on parle allemand
Bon, bon, voilà bien l’argument le plus nul que j’ai pu entendre, vous direz-vous ?
À vrai dire aucun de mes voyages ne se limitent à la découverte d’endroits, de paysages ou d’activités.
Voyager, selon moi, c’est aussi découvrir des gens, des peuples, une histoire, une culture…
De la cuisine à la langue parlée, en passant par l’architecture et l’histoire, il y a de nombreuseses choses à apprendre sur un lieu donné.
Ainsi à Zermatt, on parle allemand, dans le cadre d’un canton suisse bilingue où Français (anciennement Arpitan) et Allemand (encore la variante Walser des dialectes germaniques parlés en Suisse) sont présents sur le territoire. Le français à l’Ouest, l’allemand à l’Est.
Cette situation géographique et culturelle du Haut-Valais : méridionalité et isolement du reste de la germanophonie ainsi que la proximité avec les Valaisans francophones, impliquent mon 2e point et 3e point et peut impliquer des très belles découvertes historico-culturelles pour peu que vous cherchiez un peu sur les Walsers (Les Walsers sur wikipedia) et ce lieu de rêve.
Annecdote : À ce titre Zermatt, signifiant Zur Matt, soit « dans les prés » était un espace francophone nommé Praborgne en Arpitan (« pré borgne » en Français), avant d’être colonisé progressivement par les Walsers et remplassant la population arpitane à partir du XVe siècle pour fonder ce qui est aujourd’hui le Valais germanophone.
2- Des gens accueillants
Je suis Provençal, j’ai grandi à Nice, Toulon, Montpellier… Force est de constater que je n’ai jamais été particulièrement impressionné par l’accueil que l’on réservait aux touristes chez moi. Surtout, s’il viennent de Paris ou du Nord de la France. Sorry guys!
Ceci étant dit, un leit-motif du voyage fut le bel accueil dont nous avons pu bénéficier partout en Suisse. Zermatt, cependant, fut largement au-dessus des autres points d’intérêts que nous avons visité pendant notre séjour. Merci Vilmal pour ça.
Zermatt fut bien au-dessus de Lausane, Montreux, Évian, Lucerne, Lugano ou encore Obwald.
La proximité avec le Bas-Valais, fait que beaucoup vous accueilleront en français, contrairement à Lucerne par exemple où j’ai dû à certain moment abandonner l’anglais au profit de mon allemand pathétique, pour me faire comprendre.
Enfin j’ai pu trouver, la relative froideur, j’inciste sur le relatif, que l’on peut parfois ressentir au contact de personnes de langue et de culture germaniques, particulièrement absente des Valaisans germanophones rencontrés.
Bref, un accueil chaleureux.
3- Une bouffe top niveau : 3 restaurants à faire à Zermatt : gastro, terrasse, chalet
Nous avons eu la chance de manger, assez au hasard devrais-je dire, dans un restaurant (nom du restaurant) qui pourrait se renvendiquer gastronomique. Apportant aux plats suisses traditionnels une touche de réalisation contemporaine et frôlant avec l’art culinaire.
Ajoutant à cela des produits locaux, du vin aux ingrédients dans l’assiette de toute première qualité et vous aurez mon coup de foudre culinaire de mon séjour helvétique.
Encore au hasard et achevant notre dernière randonnées, nous avons eu le plaisir de manger sur une terrasse faisant face au Cervin, et là encore, bon produit, bonne bouffe réconfortante et vin délicieux.
Autre randonnée et autre découverte hasardeuse, le restaurant à l’atmosphère de chalet le GITZ-GÄDI à Furry, village au sud de Zermatt. Bouffe reconfortante assurée. http://hotelsilvana.ch/en/restaurant/
Ce fut donc un 3 sur 3 alors que nous n’avions fait aucune recherche, j’aurais tendance à dire que c’est un bon pourcentage.
J’ai pu être chanceux mais le haut-valais me semble le compromis de rêve entre francophonie et germanophonie, un croisement des cultures au sein d’un lieu magique qui mènent à une bouffe et un accueil qui laisse sans voix. Le meilleur de la Suisse (pour ce que j’en ai fait :), ma belle soeur est tout de même particulièrement d’accord ayant passé 1 an et demi à Lausanne et en Suisse).
4- La plus belle vallée du monde
J’ai passé toutes mes vacances d’enfance dans la vallée de la Bléone, coin perdu de la Haute-Provence qui selon Alexandra David Neal rappellerait quelques montagnes du plateau tibétain.
Particulièrement éloignée des touristes, quasi-sauvage, flirtant entre moyennes et hautes montagnes, j’ai été choyé en termes de découvertes de la faune et la flore alpines, de randonnées, de paysages variés, en passant mes vacances dans ce petit coin, parcourant dès que possible tous les sommets disponibles autour de la maison de mes grands-parents.
Vue du Matterhorn depuis le restaurant chez Vrony, Sunnegga, Zermatt, randonnée des 5 lacs.
Zermatt, et son célèbre Matterhorn, Cervin ou Cervino, selon d’où vous venez offre un terrain de découverte et des beautés des Alpes Suisses impressionnant.
Les glaciers, les sommets, les plateaux, les fleurs, les ruisseaux, les torrents, c’est tout bonnement incroyable !
Extrêmement touristique, malgré les prix prohibitifs ayant court en Suisse et particulièrement à Zermatt, vous ne rencontrerez plus personne dès que vous vous éloignerez des sentiers les plus courrus.
Les touristes, mal équipés, mal informés, mal éduqués ne seront plus là et vous pourrez profitez comme il se doit de votre séjour, dans une vallée de merveille.
5- Des activités à ne plus savoir qu’en faire
Ski (vous aurez vu que je n’y suis pas passé en hiver), parapente, randonnées, vélo de montagne, trontinette de montagne, observation et photographie, découvertes culinaires, bains, saisonnalité, ce paradis mérite qu’on y retourne.
Et si j’en avais les moyens financiers, j’y retournerais sans faute, mais un paradis montagnard en Europe occidental a souvent un coût, surtout s’il a été découvert depuis longtemps.
Qu’avez vous aimé le plus à Zermatt ? Restaurants, randonnées, sommets, activités? Faites le nous savoir en commentaire.
Même si c’est juste prendre un bonne bière devant le Cervin avec une bière valaisanne dans les mains. Parce qu’on ne peut pas ne pas faire une photo comme ça 🙂
En effet on a une vision souvent biaisée des noms de familles les plus répandus au sein de la communauté italienne par le simple fait que l’immigration italienne n’a pas eu la même importance dans chaque région.
Ajouter à cela que lorsque tu viens de Ligurie tu ne prends pas nécessairement les mêmes décisions de destinations d’immigration que lorsque tu viens de Sicile. Les premiers vont aller massivement en Provence, jusqu’à y fonder des villages entiers (Ok juste un ou deux mais vous en saurez plus en allant ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Figoun), les autres auront tendance à s’en aller aussi loin qu’en Amérique.
Les 10 noms les plus répandus en Calabre, par ordre sont…
Russo
Romeo
Greco
Perri
Ferraro
Gallo
Bruno
Marino
De Luca
Pugliese
Les 10 noms les plus répandus en Campanie, région de Naples, par ordre sont…
Et à ma connaissance le nom italien le plus répandu en Provence maritime de Marseille à Toulon. Qu’en pensez-vous?
Esposito
Russo
Romano
Coppola
De Rosa
Sorrentino
Giordano
De Luca
Ferrara
Ruggiero
Les 10 noms les plus répandus dans le Frioul, par ordre sont…
Furlan
Rossi
Visintin
Trevisan
Fabris
Moro
Zuliani
Fabbro
Mauro
Santarossa
On peut noter la quantité de nom faisant référence à des lieux ou régions, de Furlan à Greco, Romano en passant ici par Trevisan.
Les 10 noms les plus répandus dans les Abruzzes, par ordre sont…
D’Angelo
Di Marco
Mancini
Rossi
Di Pietro
Di Carlo
Ricci
Di Francesco
D’Alessandro
De Luco
Une région où l’on note directement la prédominance des particules. Dis nous d’où tu viens en commentaires et ton nom de famille!
Les 10 noms les plus répandus en Basilicate, par ordre sont…
Grieco
Pace
Russo
Colangelo
Telesca
Bruno
Mecco
Ferrara
Calucci
Santoro
Les 10 noms les plus répandus en Emilie et en Romagne ou Emilia-Romagna, par ordre sont…
Ferrari
Rossi
Fabbri
Montanari
Barbieri
Magnani
Casadei
Ricci
Venturi
Bianchi
Pas mal de nom connu en France ci notament Bianchi ou Rossi
Les 10 noms les plus répandus dans le Latium ou Lazio, par ordre sont…
Rossi
Mancini
Proietti
De Angelis
De Santis
Ricci
Bianchi
Conti
Mariani
Russo
Il est intéressant de constater que comme en France, les noms de familles restent très localisés avec une grande typicalité en fonction de là où l’on vient.
Les 10 noms les plus répandus en Ligurie, par ordre sont…
Parodi
Rossi
Ferrari
Pastorino
Bruzzone
Costa
Canepa
Traverso
Zunino
Ferrando
Avec Parodi nous avons là encore un nom que l’on entends souvent en Provence et vous dans votre région en France, Belgique, Suisse, Luxembourg ou Canada, quels sont les noms italophones que vous entendez le plus?
Les 10 noms les plus répandus en Lombardie, par ordre sont…
Colombo
Ferrari
Rossi
Banchi
Cattaneo
Sala
Villa
Brambilla
Fumagalli
Riva
Nouvelle région et nouveau nom de famille en tête.
Les 10 noms les plus répandus dans les Marches, par ordre sont…
Rossi
Mancini
Marinelli
Vitali
Ricci
Moretti
Matni
Sabbatini
Marconi
De Angelis
2e fois que Rossi apparait, comme Russo aussi qui est apparu 2 fois en tête du classement.
Les 10 noms les plus répandus au Molise, par ordre sont…
Mancini
Testa
Rossi
Lombardi
Ricci
Mignona
Palladino
Spina
Venditti
De Santis
Les 10 noms les plus répandus dans le Piemont, par ordre sont…
Ferrero
Rossi
Gallo
Bruno
Rosso
Giordano
Barbero
Ferrari
Ferraris
Bianco
Le nom Ferrero parle forcément aux habitants de la France gros mangeur de Nutella devant l’éternel. On notera aussi le nom Gallo, le nord de l’Italie ayant été Gaulois ou celte pour être plus précis pendant l’Antiquité.
Les 10 noms les plus répandus dans les Pouilles, par ordre sont…
Greco
Russo
Rizzo
Santoro
Lorusso
Perrone
Bruno
Caputo
Longo
Leone
Greco apparait à nouveau, à ma connaissance il y a encore des régions du sud de l’italie très influencée de culture et langue grecques notamment en Calabre. Peut-être peut on y voir une raison de l’importance de ce nom de famille en Italie. voir plus sur le dalecte grec parlé en Italie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Griko
Les 10 noms les plus répandus en Sardaigne, par ordre sont…
Sanna
Piras
Pinna
Melis
Serra
Manca
Mura
Carta
Meloni
Lai
Personnellement je connais de proche, Lai, Sanna et Serra, on notera la grande différence avec les autres régions pour le moment. Le parlé sarde est très proche du Corse, peut-être que nos lecteurs corses pourront noter des proximités de noms, ou pas, merci de votre participation!!
Les 10 noms les plus répandus en Trentino-Alte-Adige, au Trentin-Haut Adige, voire Süd-Tirol pour les germanophones, par ordre sont…
Ferrari
Pichler
Kofler
Tomasi
Moser
Gruber
Sartori
Rossi
Pedrotti
Pircher
Pas moins de 5 noms germanophones pour cette région qui l’est encore à moitié, Ici & Là y gère une communanuté Facebook d’ailleurs. Comme je l’écrivais, considérée et auto considérée comme le Tyrol du sud par ses habitants germanophones et pour les Autrichiens et Allemands.
Les 10 noms les plus répandus en Umbria, par ordre sont…
Rossi
Proietti
Ricci
Fiorucci
Moretti
Rosati
Mancini
Ceccarelli
Alunni
Castellani
Les 10 noms les plus répandus dans la vallée d’Aoste, par ordre sont…
Fabre
Cerise
Bionaz
Vuilermoz
Blanc
Rosset
Cretier
Pession
Brunod
Grange
Nous avons vu qu’une région était germanophone, la vallée d’aoste avant de se voir interdit de parler son dialecte Arpitan (franco-provençal) était une région francophone ou apparantée. À ma connaissance on ne le parle plus autrement que pour des raisons touristiques, tant la pression fasciste fut forte pour l’ »italophoniser ».
Les 10 noms les plus répandus en Veneto, par ordre sont…
Rossi
Trevisan
Sartori
Pavan
Boscolo
Carraro
Vianello
Ferrari
Zanella
Comme pour le Frioul, on découvre des noms qui ont une racine relativement éloignée des autres dialectes italiens, avec une terminaison en An, comme en français, provençal et franco-provençal, relativement propre au dialecte frioulan en Italie.
Et vous quel est votre nom de famille, d’où venait vous? Où à immigre votre famille et pour quelle raison? Partagez votre expérience avec la communauté.
J’inaugure avec cet article une série récurrente sur le blog qui aura comme leïtmotiv, le nombre 12 ou en tout cas pour commencer.
Car le 12 c’est la vie et j’imagine que la plupart des lecteurs de ce post seront d’accord avec ça. Le 12, c’est le numéro de votre département et l’Aveyron est la première communauté que j’ai développée pour Ici & Là en mars 2015, je garde donc un attachement particulier. Commençons!
1 – Le Rouergue
Si tu te poses la question, mon cher lecteur, que tu viennes du 12 ou pas :
Pourquoi les Aveyronnais sont-ils aussi chauvins ?
La réponse est simple. L’Aveyron n’est pas seulement un département qui tient son nom d’une rivière ou d’un fleuve coulant en son sein. Non, l’Aveyron est une ancienne province du Royaume de France, Le Rouergue.
Au même titre que La Bretagne, le Béarn ou l’Auvergne, avoir un territoire qui dépasse la création des département et s’enracine au plus profond de l’ancien régime, c’est développé une identité plus forte que dans les Alpes de haute Provence par exemple (je suis haut provençal, ça marche moyen comme identité.), alors qu’Aveyronnais, t’inquiète qu’on va te le faire savoir que tu viens de là :).
2 – Patois
On parle souvent de patois pour décrire la langue parlée avant l’imposition du français, mais le dialecte, pour être moins péjoratif, parlé dans le Rouergue était le Rouergat. Lui même affilié à l’occitan languedocien, une des variations dialectales de la langue d’Oc.
Alors quand tu sannes, tu fais des espets ou tu vas cueillir des Respounchous, dis-toi qu’il y a un mot occitan derrière tout ça. La république française a travaillé fort pour qu’on ne le parle plus, mais dans ton accent, dans ton vocabulaire et ta grammaire, elle est encore bien vivante.
3 – 10 des plus beaux villages de France
Oui, il y a une association de villages qui déterminent et classent les plus beaux villages de France. Pas moins de 10 villages aveyronnais entrent dans ce classement. Tu veux visiter, tu veux savoir si ton bled y est ? Voici la liste :
4 – Une ville argentine fondée par des Aveyronnais
Vous savez, mais alors sans aucun doute, que la diaspora aveyronnaise a infiltré Paris. Les Aveyronnais de Paris reviennent régulièrement en Aveyron pour l’été et les brasseries parisiennes quand elles ne sont pas auvergnates, ben, elles sont aveyronnaises, pardi!
Ce qu’on sait moins, c’est que les Aveyronnais sont partis aussi loin qu’en Argentine où ils fondèrent, Pigüé, une ville de la province de Buenos Aires.
Quelques personnes y parlent encore français. Le rouergat quant à lui semble avoir disparu.
5 – Il y avait 2 fois plus d’Aveyronnais en Aveyron au XIXe siècle
Diaspora et exode oblige, on comptait pas moins de 400 000 Aveyronnais en Aveyron au XIXe siècle. Impressionant n’est-ce pas?
Depuis 1975 l’Aveyron n’a pas pris un habitant de plus et stagne à 278 000. Qu’est-ce t’attend pour venir t’installer ? Allez, retour à la campagne, Miladiou de Miladiou de putain de diou !
6 – Le blason et drapeau de l’Aveyron est un « léopard lionné »
En gros c’est comme ça qu’on le décrit dans le jargon de l’héraldique. Et c’est le symbole des comtes de Rouergue et de Rodez.
Hé oui, qui dit province, dit un comte rien que pour vous, les Ducs de Bourgogne n’ont qu’à bien se tenir.
7 – Les Rutènes
Si tu t’es déjà demandé pourquoi on appelle les habitants de Rodez, les Ruthénois, (j’espère que tu dis pas rodéziens, parce que tu vas t’attirer des ennuis ^^) et bien c’est parce que le peuple de Gaulois qui occupait l’Aveyron pendant l’antiquité s’appelait les Rutènes. Rutènes > Ruthénois.
Historiquement à part prendre un volée par les légions romaines, ils n’ont pas le lustre des Arvernes qui habitaient plus haut, mais ils ont sans aucun doute laissé des traces culturelles, on va le voir plus bas.
8 – La Fouace
J’ai toujours aimé la fouace, ça vient du bas-latin, foassia, pain cuit sous la cendre, lui même venant du latin focus, le foyer. Focus a donné Fouace, Fougasse et même la Focaccia en italien.
La prochaine fois que tu rencontres un provençal avec sa fougasse aux olives, tu vas pouvoir le reprendre et lui dire, minute mon brave, le G, il ne se prononce pas, et oui! Comme dans La(gu)iole
9 – le Roquefort
Si t’es pas Aveyronnais, sache, que le « que » de roquefort se prononce. Au-delà de la légende du berger et de son oubli de fromage dans sa grotte, il semble que le roquefort tire ses origines de l’antiquité elle-même et des Gabales, voisins des Rutènes vus plus haut.
Pline l’ancien, naturaliste Romain, vantait les mérites des fromages gaulois dont un fromage persillé du Sud de l’auvergne.
Pline l’Ancien décrivant avec enthousiasme les fromages gaulois, mentionne le « Lesurae Gabalidique pagi« , un fromage à pâte persillée, fabriqué par les Gabales.
Là, j’avoue, j’en avais aucune espèce d’idée avant d’écrire l’article, loin devant la Bretagne, surtout si on compare les superficies. L’Aveyron est l’endroit de France où l’on retrouve le plus de Dolmens. Il y en aurait plus de 1000 dans l’Aveyron. Une terre au peuplement très ancien donc, car les Dolmens et les pierres levées ont été érigés avant les Gaulois eux même.
Incroyable non?
11 – Laguiole
Que ce soit la ville, ses couteaux ou son fromage, Laguiole est un grand symbole aveyronnais.
La production de laguioles à Laguiole aurait débuté vers 1828 pour s’arrêter après la 2e guerre mondiale et reprendre en 1987 avec les Forges de Laguiole.
Le fait surprenant concernant le Laguiole est qu’il n’est toujours pas protégé et ne le sera pas. N’importe qui, n’importe où peut en faire.
Juridiquement, les appellations d’origine « couteau laguiole », « couteau de Laguiole » ou « laguiole » ne sont, commercialement, pas protégeables : la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) a considéré que, pour un couteau, « laguiole » est une dénomination générique. En conséquence, selon la loi, il n’existe pas de « véritables laguioles ».
Wikipedia
12 – Le meilleur département et pis c’est tout.
Oui le meilleur, merci à tous les suiveurs d’Ici & Là, Ici & Là – Aveyron a été fondé en 2015, 10 000 personnes suivent la page aujourd’hui pour une des plus nombreuses de la marque, les Aveyronnais sont fiers de leur région et je pense qu’ils ont profondément raison.
J’espère que vous aurez apprécié l’article que j’ai voulu, léger mais informé. N’hésitez pas à ajouter vos commentaires, ajouts et autres détails croustillants sur l’Aveyron, ci-dessous.
Ben oui, ben oui, il fallait bien en faire un article un peu plus récent et reprendre le flambeau de ce mème célèbre, tu sais que tu es… quand.
J’ai collecté parmi vos commentaires, de vieux articles et les choses qui me venaient à l’esprits une série de 20 trucs qui font de toi un.e aveyronnais.e.
Alors alors, allons-y, tu sais que tu es Aveyronnais.e quand :
1- Tu vas déjeuner aux tripoux
Le plat, le plus original sans doute, alors que contre le croissant café au lait parisien on s’envoie, un plat de tripes et patates au petit matin en guise de déjeuner.
2- Les Tarnais sont des doryphores
Si tu envahis, tu deviens doryphores, c’est bien normal.
3- Tu vas cherche une flûte à la boulangerie, le tout dans une poche
L’Aveyron a ses mots, son français issu du dialecte occitan rouergat.
4- Tu dégaines ton Laguiole pour manger
Sommet de l’artisanat aveyronnais s’il en est.
5- Tu roumègues quand un Auvergnat s’approprie l’aligot
Et Dieu sait qu’il le font souvent, j’ai des preuves.
6- Tu sannes, tu t’espandes, tu escampes, tu brames
Rouergue For Ever
7- Tu es bien rempli et que tu es couffle
On mange bien, mais parfois on mange trop en Aveyron.
8- Pour toi le roquefort est le roi des fromages
Sus au Normand avec leur immonde camembert, le roi, le seul, l’unique fromage c’est le RoQUEfort.
9- Tu cherches les 12 partout quand tu es hors du département
C’est plus difficile maintenant, alors il faut s’armer d’autocollant si vous ne l’Avez pas encore, allez, zou!
10- Tu manges des chocolatines pas ces affreux pains au chocolat
Obligé, l’Aveyron fait parti de la #teamchocolatine.
11- Tu en penses à ton pays même au bout du monde
Et plus que bien, d’autres, normal, l’Aveyron, c’est beau, calme et on y vit bien.
12- tu quittes quelqu’un et tu lui dis… À par là
Allez, à bientôt quoi.
13- Tu peux pas tu vas aux quilles
En tout cas pour les joueurs, et si tu es Aveyronnais, tu sais où ça se passe et comment ça se joue.
14- Tu te mouches dans un pétas
Bien plus écologique que les kleenexs.
15- Ça pègue ton truc, con.
Ça colle quoi.
16- Ça sent le gasss
À moins que tu comprennes pas bien, les S ont les prononce un peu pluSs
17- Tu dis Miladiou, Miladiou!!
En tout cas tu l’entends dans la bouche des vieux.
18- Tu cueilles des respounchous
Et c’est délicieux.
19- Tu manges de la fouace, du gâteau à la broche
Parce que la gastronomie aveyronnaise est multiple.
20- Tu fais chabro
Parce que c’est cool de le faire.
21- Tu t’es foutu dans un Bartas
Ça c’est moins cool
22- Ta grand-mère roule les rRrrr
Allez dis nous tes mots, tes habitudes qui font de toi un Aveyronnais, qu’on se change un peu les idées.
J’espère que vous aurez apprécié la collecte de ces 21 faits qui font de vous des Aveyronnais. N’hésitez pas à ajouter les vôtres ou vos remarques en commentaires. Un petit partage aide aussi beaucoup.
Ce n’est pas une liste exhaustive bien entendu, je vous invite en commentaires à ajouter vos mots venant de l’Alsacien pour établir une liste des expressions vivantes venant de l’Alémanique.
La liste a été inspiré par les abonnés de Ici & Là – Alsace croisée avec la quantité d’occurrences disponibles sur Google pour chaque mot ou expressions alsaciennes.
Je n’ai pas trouvé l’étymologie, elle n’a pas l’air utilisé de l’autre côté du Rhin, ni au Sud en Suisse, avis aux experts linguistes du coin pour retrouver son origine.
Probalement cependant de Ho Jésus Christ ! Pronocé Ille, le J dans les langues germaniques donnerait donc Ho Yésus, diminué en Oyé!
2 – GOTTVERDAMMI QUE DIEU ME DAMNE, LE GOD DAMMIT DES ALSACIENS
Très populaire dans les cœurs, j’en ai fait un T-shirt humoristique pour la collection alsacienne.
3- SCHLAPPE : PANTOUFLE (TU PEUX REGARDER LA VIDÉO ET T’ABONNEZ JE VAIS EN FAIRE POUR TOUS LES ENDROITS)
4 – UN SCHLUCK : UNE GORGÉE (UN ET PAS UNE ATTENTION)
5 – HOPLÀ GEISS : ALLEZ LA CHÈVRE
Hoplà est particulièrement conservé, le Geiss est en désuétude, à moins que vous me prouviez le contraire en commentaires :).
6 – TOLLWECK : IDIOT, DEMEURÉ
Vous trouverez la 7e expression dans la vidéo , merci d’avance pour vos abonnements à la chaîne et le soutien pour le développement de ces contenus divertissant.
N’hésitez pas à apporter de l’eau au moulin en ajoutant vos commentaires, tout le monde appréciera vos ajouts. À bientôt!
Vous allez sans doute me dire que je suis juge et parti dans cette affaire, mais Ici & là est quasiment la seule micro entreprise proposant des idées de cadeaux originales et humoristiques pour les portugais sur le marché.
J’ai le plaisir de vous faire découvrir 7 de mes créations à offrir à votre ami, amant, votre cousin… portugais.
1- Cadeau pour les nostalgiques du Portugal
Ce fut une de mes premières créations « souvenir » du Portugal et il a été particulièrement aimé.
Je n’ai pas besoin de thérapie, j’ai juste besoin d’aller au Portugal, ce sweat à capuche d’excellent qualité imprimé à la demande comme tout mon stock, saura faire sourire et plaire à tous les amoureux du Portugal de votre entourage, il est confortable, le design est passe partout, particulièrement adapté au grand public, il est vraiment un grand classique de ma collection dédiée aux Portugais et Portugaises.
2- Cadeau humoristique pour les portugais et ceux qui connaissent la langue
Ma première idée était d’utiliser les jurons portugais et de travestir leur sens autour d’une définition humoristique.
Bien que le design soit particulièrement sympa en rappelant les définitions de dictionnaire, la signification du t-shirt pourrait en rebouter certain. Il reste cependant un des produits de ma collection le plus vendu.
bon en vrai ça veut dire va te faire f***tre, ça en fera rire plus d’un.
3- Cadeau pour les portugais qui aiment l’humour et le café
Dans la même veine que la précédente idée cadeau, voici une tasse (un mug) Caralho, célèbre interjection portugaise qui traduit souvent un certain énervement. ça signification est modifier pour souligner avec humour qu’il ne faut pas déranger le portugais qui se cache derrière la tasse.
4- Masque, bandeau, cache cou un cadeau multiusage pour votre ami portugais
Réaliser, couper, sublimer pour chaque acheteur ce modèle unique de cache joindra l’utile (vous couvrir le visage, la tête, la bouche) tout en arborant les couleurs du Portugal. Idéal pour la moto et les sports mécaniques extérieurs.
La qualité de réalisation est particulièrement aimé par les clients d’ici & là.
5- Cadeau pour une touche de mode avec un bonnet soulignant l’appartenance au Portugal
C’est à l’hiver 2020 que j’Ai eu l’opportunité de designer des bonnets pour les premières fois. Brodé à la demande le bonnet est apprécié comme un accessoire de mode original pour mettre en lumière son identité portugaise.
6- Sweat façon université américaine pour les portugais
Toujours avec le même niveau de qualité d’impression à la demande j’ai mis en ligne un sweat inspiré par les polices d’écriture et les sweats à capuche des universités américaines. Portugal – Sempre avec la carte du Portugal, un sweat qui fera des heureux je n’en doute pas.
7- Le cadeau humour parfait pour un portugais parfait
Ce fut un très grand succès au moment où je l’ai sorti. Il fera toujours sourire et il fera toujours des heureux je vous le garantis.
Un design imprimé à la demande sur le dos, un gros blason du portugal pour un texte 2nd degré : Je ne suis pas parfait mais je suis Portugais, et c’est presque pareil.
J’espère avoir pu vous donner de bonnes idées de cadeaux pour votre proche originaire du Portugal. Pour un petit budget vous ferez des heureux et des sourires pour un cadeau servira.